ENSUES LA REDONNE


La calanque de Blaise à Ensuès-la-Redonne << Quoi qu'il en soit du temps perdu puisque je ne faisais rien, je n'ai jamais été aussi heureux qu'à La Redonne.>> écrit Blaise Cendrars dans <<L'homme foudroyé>>. De ce lieu des jours heureux, il donne cette description : <<Nous vagabondions par monts et par vaux, toujours au bord de mer pour jouir du soleil et du ciel, et je découvrais des poches d'outremer, des golfes en miniatures, des îlots, des bosquets sacrés, des roches, des tables à l'antique, un cirque, un désert de pierres en amphithéatre, des maisons en ruines, d'humbles chaumières mais chacune ennoblie par la présence d'un cyprès qui frissonnait dans la brise comme un ange...>>
Plus étroite encore que celle de Niolon, l'anse de La Redonne semble avoir été forée par l'écume. Les blocs de roche de la petite digue qui ferme le port servent de solarium aux estivants. Même au plus fort de l'été, ici l'agitation reste faible. Il n'y a pas beaucoup de place pour les amateurs de plage. c'est du rocher, et pour profiter au maximum de ces eaux translucides, le masque et le tuba sont conseillés. Le petit port de La Redonne
La minuscule calanque de La Madrague de Gignac Créée en 1933 par un démembrement du Rove, la commune d'Ensuès la Redonne se situe dans la zone des plus belles calanques de la Côte Bleue, celles de Figuières, de Méjean et de la Madrague de Gignac. Les chemins d'accès y deviennent de vrais parcours sportifs, mais une fois l'effort accompli, on a le plaisir d'atteindre des échancrures superbes et, par la force des choses, peu fréquentées.